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Partage de textes , de citations inspirantes
Auteur : Lucienne  
137/139

Date :    23-01-2026 16:44:08


Ils ne sauront jamais combien de fois j’ai pleuré la nuit, juste pour pouvoir leur sourire pendant la journée.
Je n’étais pas une mère parfaite. Et je ne suis certainement pas devenue une grand-mère parfaite. Parfois j’étais fatiguée, irritable, je me taisais quand j’aurais dû parler, et je parlais trop quand j’aurais simplement dû les serrer dans mes bras. J’ai fait des erreurs. Beaucoup.
Mais chaque matin, mon cœur se réveillait avant moi — en pensant à eux. À leurs voix, à leurs rires, à leurs petites mains et à leurs regards devenus adultes. À savoir s’ils avaient chaud aujourd’hui, s’ils étaient en paix, s’ils savaient qu’il existe dans ce monde un endroit où ils sont aimés sans conditions.
Je n’ai pas pu leur offrir la perfection.
Mais je leur ai donné tout ce que j’avais : mes forces, mes nuits sans sommeil, mes inquiétudes, mon espoir… et tout l’amour que mon cœur pouvait contenir.
Et s’ils ne doivent se souvenir que d’une seule chose —
que ce soit celle-ci : ils ont été aimés. Vraiment. Pour toujours.
Auteur : Lucienne  
138/139

Date :    30-01-2026 20:15:12


Elles n’étaient ni religieuses ni épouses.
Elles formaient des communautés où les femmes pouvaient travailler, vivre ensemble et pratiquer leur religion sans faire de promesses pour la vie. Cela se passait dans l’Europe médiévale, où les femmes avaient peu de choix, mais pas aucun.
Pour beaucoup de femmes de cette époque, la société n’offrait que deux voies possibles : le mariage ou le couvent.
Le mariage plaçait les femmes sous le contrôle de leur mari. Leur vie était centrée sur le foyer et les enfants. La vie au couvent exigeait des vœux stricts, l’obéissance et la séparation du monde extérieur. Elle impliquait aussi, bien souvent, le versement d’une dot importante.
Mais certaines femmes ont choisi une autre voie.
On les appelait les béguines.
Les béguines sont apparues à la fin du XIIᵉ siècle et au début du XIIIᵉ siècle, en particulier dans les Pays-Bas et dans certaines régions de France et d’Allemagne. Elles ne se mariaient pas, mais ne devenaient pas non plus religieuses. Elles vivaient ensemble, menaient une vie spirituelle et subvenaient à leurs besoins, tout en restant des femmes laïques ordinaires.
De nombreuses béguines vivaient dans des lieux appelés béguinages. Il s’agissait de groupes de petites maisons construites autour de cours communes. On y trouvait souvent une chapelle et des espaces communs. Ces lieux ressemblaient davantage à des quartiers qu’à des couvents, même s’ils suivaient certaines règles et devaient parfois rendre des comptes à l’Église ou aux autorités municipales.
Une béguine ne prononçait pas de vœux à vie. Elle était libre de partir. Elle pouvait se marier, retourner dans sa famille ou choisir une autre voie. Son engagement était volontaire et pouvait évoluer avec le temps.
Dans de nombreux endroits, les béguines pouvaient gérer leur argent et leurs biens, en particulier si elles étaient célibataires ou veuves. Les lois différaient d’une région à l’autre, mais elles bénéficiaient généralement d’une plus grande liberté économique que les femmes mariées, dont les droits étaient souvent restreints.
Les béguines gagnaient leur vie grâce à un travail qualifié. Elles tissaient des vêtements, fabriquaient de la dentelle, soignaient les malades, enseignaient aux enfants, brassaient des produits et prenaient soin des autres. Elles priaient ensemble et pratiquaient la charité, mais la plupart travaillaient également pour subvenir à leurs besoins.
Ce mélange de foi, de travail et d’indépendance était inhabituel.
De nombreuses béguines se consacraient à l’aide aux malades, à l’enseignement des jeunes et au soin des plus pauvres. Certaines sont devenues d’importantes écrivaines et mystiques qui ont marqué la pensée religieuse.
Mechthild de Magdebourg a écrit sur ses visions dans La Lumière fluente de la divinité.
Hadewijch de Brabant a écrit des poèmes et des lettres sur l’amour divin.
Marguerite Porete a écrit Le Miroir des âmes simples. Elle a été exécutée pour hérésie en 1310, bien que son livre ait continué à circuler anonymement pendant des siècles.
Ces femmes affirmaient entretenir une relation directe avec Dieu. Certaines de leurs idées mettaient mal à l’aise les dirigeants de l’Église, d’autant plus que l’enseignement religieux était alors majoritairement contrôlé par des hommes.
La réaction de l’Église fut mitigée. La plupart des béguines suivaient les croyances chrétiennes admises, et de nombreuses communautés furent autorisées à exister ouvertement. Certaines bénéficièrent même du soutien de l’Église locale. Toutefois, leur structure souple et leur indépendance suscitaient des inquiétudes.
Aux XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, des conciles ecclésiastiques enquêtèrent sur certains groupes. Certains furent soumis à des restrictions ou condamnés, en particulier lorsque des individus étaient accusés de promouvoir des idées jugées non orthodoxes. Néanmoins, de nombreuses communautés de béguines survécurent et continuèrent à se développer.
À leur apogée, au cours des années 1200, des milliers de femmes vivaient comme béguines à travers l’Europe. D’importants béguinages existaient dans des villes comme Gand, Louvain, Cologne, Strasbourg et Paris. Ces communautés accueillaient des veuves, des femmes qui n’avaient pas les moyens de payer une dot pour entrer au couvent, ainsi que des femmes attirées par la vie religieuse sans vœux perpétuels.
Elles ont créé des espaces où les femmes se soutenaient mutuellement. Leur travail assurait leur subsistance. Leur vie spirituelle ne suivait pas toujours les règles officielles.
De nombreux béguinages ont perduré pendant des centaines d’années. Plusieurs d’entre eux, en Belgique, sont aujourd’hui classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mode de vie des béguines s’est poursuivi sous différentes formes jusqu’à l’époque moderne.
Les béguines n’ont pas cherché à détruire la société ni la religion. Au contraire, elles ont discrètement construit une alternative en leur sein. Elles ont montré que, même dans des systèmes contraignants, les femmes pouvaient trouver des moyens de vivre autrement.
Par le travail partagé, la foi et une organisation pragmatique, elles ont créé des choix que les institutions officielles n’offraient pas clairement.
Dans un monde qui poussait les femmes vers le mariage ou le couvent, les béguines ont incarné une troisième voie : une vie fondée sur la communauté, le travail et la dévotion. Et pendant de nombreux siècles, cette voie a perduré parallèlement aux systèmes qui semblaient autrefois définir l’avenir des femmes.
Auteur : Lucienne  
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Date :    04-02-2026 14:51:42


"Dans la vie, tout est difficile.
Être en couple, c’est difficile.
Être célibataire, c’est difficile.
Choisis ton difficile.

Avoir des dettes, c’est difficile.
Mettre de l’argent de côté, c’est difficile.
Choisis ton difficile.

Ne pas prendre soin de soi, c’est difficile.
Faire du sport et se discipliner, c’est difficile.
Choisis ton difficile.

Parler et affronter les choses, c’est difficile.
Se taire et laisser pourrir, c’est difficile.
Choisis ton difficile.

Dans la vie, rien n’est facile.
Il y aura toujours un “prix” à payer, un effort à fournir, un inconfort à traverser.

Mais au bout du compte…
le plus difficile, ce n’est pas l’effort.
Le plus difficile, c’est d’oser choisir le “difficile” qui construit.

Silence.
Moteur.
Ça tourne.
Action.
Choisis ton difficile – et avance."

(Auteur inconnu)

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