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Date : 01-09-2025 13:32:58
Les écolos d’hier, les écolos d’aujourd’hui
Hier, les écolos vivaient dans la nature.
Aujourd’hui, ils la commentent depuis leur salon climatisé.
Il fut un temps, pas si lointain, où l’écologiste vivait en bottes, un chien à ses pieds et le vent du Larzac dans les cheveux qu'il portait longs.
Il savait reconnaître un merle d’une grive, une ortie d’un épinard sauvage, et te dire en deux secondes si un champ était prêt à être fauché ou si la brebis allait mettre bas.
Aujourd’hui, l’écologiste urbain connaît la nature… sur Instagram.
Ainsi, les bêtes à “cornes”
— “Oh regarde, un cerf !”
— “Non, c’est un chevreuil.”
— “Bah… pareil non ? Les deux ont des cornes.”
— “Ce sont des bois.”
— “Ah bon ? Mais le bois, ça pousse pas sur la tête !”
Les légumes n'ont pas de mystères pour lui, et devant un pied de céleri ? Il demande si ça se mange cru ou cuit.
Une betterave ? “C’est un navet bio, non ?”
Pour lui, la courgette pousse sur un arbre et la fraise… c’est “forcément importé”.
Pour lui le “bois” c'est soit Vincennes, soit Boulogne.
La “forêt primaire” ? Les quatre platanes devant sa mairie.
Les arbres centenaires bien sûr qu'il en connaît, le gros marronnier du square municipal où il sort ses gosses, quand il fait beau, ben oui faut pas se mouiller.
Et que dire de l’agriculture de salon? Depuis son 4ᵉ étage climatisé, il explique comment “passer au tout bio” et “supprimer les pesticides”…Tout en vaporisant son ficus d’appartement avec de l’eau minérale, car l'eau du robinet laisse des traces sur les feuilles.
Bien entendu il adore les animaux, ainsi il défend la “liberté” des poules… mais s’offusque si ton coq chante avant 8 h.
Il veut voir les vaches dehors… mais pas si elles broutent dans “sa” vue en vacances.
Et pour lui les loups ? “C’est comme des chiens”… qu’importe si les moutons du Larzac y passent.
Et l’écologie motorisée on en parle ? Ils sont contre les tracteurs “polluants”, mais prendre l’avion pour “se ressourcer” à 8 000 km n'est pas un problème .
Et puis pour lui la nature est sous conditions, ainsi il faut plus d’arbres en ville… mais pas de pollen, ça le rend allergique.
Protéger la biodiversité… sauf moustiques, guêpes et taupes ou alors chez le voisin .
Il sait tout ainsi “Les vaches polluent plus que les voitures”, il faudrait leur mettre des masques pour limiter le méthane.
“Les sangliers pullulent à cause de la chasse” mais il n’en a jamais vu ailleurs qu’à la télé et puis la chasse c'est affreux...
Mais son ultime combat c'est de sauver les abeilles… il t’explique que la ruche, “c’est cruel, on enferme les abeilles dans une boîte”.
Il se félicite d’avoir rendu la Seine “propre à la baignade” pour trois épreuves sous l’œil des caméras…
Pendant ce temps, des rivières, des forêts et des hectares de vraie nature crèvent en silence, mais là, pas de médailles à gagner, alors on s’en fiche.
Hier, l'écologie, c'était, entre autre, planter des arbres et élever des moutons .
Aujourd’hui, on plante des lois et on punit les ruraux.
C’est l’écologie point zéro.
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